lundi 17 août 2015

What About [...] L'arbre aux haricots [...] Barbara Kingsolver

  • Auteur Barbara Kingsolver
  • Traduction Martine Bequié
  • Editeur Rivages
  • Date de parution 24/09/2014
  • Collection Rivages Poche Bibliothèque étrangère, numéro 224
  • Format 11cm x 17cm
  • ISBN 274362888X

Résumé :


Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l'inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle.


Mon avis :

 

Ce livre c'est mon amie Bénédicte qui me l'a fait parvenir lors de nos échanges livresques mensuel. Elle m'en avait déjà parlé à de nombreuses reprises mais je ne m'étais jamais lancée dans la découverte de Barbara Kignsolver.
C'est une écriture et un ouvrage assez particulier (amercian style power). Je pense qu'il n'y a pas de demi-mesure : on aime. Ou pas. Personnellement, me concernant, la magie a opéré. Déjà, je me suis reconnue dans le personnage de Taylor. Elle décide de fuir son Kentucky natal car elle refuse de se résigner aux perspectives d'avenir très limités des femmes de sa région. Lors de sa fuite, elle va tomber, par le plus grand des hasards sur une petite gamine, une indienne, qu'elle appellera Turtle.

Nous allons suivre tout au long de ce roman les aventures de nos deux protagonistes. Taylor et son besoin irrépressible de fuite. Elle part du principe que lorsqu'elle foulera le sol de l'endroit où elle désire s'établir, elle le saura. Mais, bien évidemment, comme toujours dans ce genre de situation, de nombreux facteurs extérieurs vont venir bousculer les projets de la jeune femme. Tout d'abord, cette rencontre avec Turtle, petite gamine au mutisme impressionnant. Taylor, qui ne ressent absolument pas l'instinct maternel va néanmoins décider de s'occuper de cette enfant un peu spéciale. Et puis, lorsque sa vieille coccinelle va tomber en rade à Tucson alors qu'elle désirait filer encore plus à l'ouest : Ne serait-ce un de ces coups tordus que seul sait nous jouer le destin ?

J'ai adoré la relation très libérée qui unie Taylor et sa mère. J'ai beaucoup apprécié leur relation mère/copine. Voici une citation qui décrit avec perfection cette relation si fabuleuse : "Il y avait deux choses chez maman. La première c'est qu'elle attendait toujours de moi le meilleur. Et la deuxième c'est que quoi que je fasse, quoi que je ramène à la maison, c'était comme si j'avais accroché la lune dans le ciel et éclairé toutes les étoiles. A ce point."

Quand on lit ce roman, on reprend espoir. On se dit que tout est encore possible. Il suffit juste d'avoir de l'audace dans la vie et de prendre son courage à deux mains. La tonalité que donne l'auteur à son roman n'est pas totalement dépourvu d'humour. Et c'est tant mieux parce que les sujets évoqués ne sont pas toujours marrants : la maternité, la maltraitance des enfants, les sans-papiers. Vraiment, Barbara Kingsolver nous dresse le portrait d'une héroïne qui malgré ses deux pieds bien ancrés sur terre, envoie son esprit à des milliers de kilomètres, dans les nuages.

Ce roman m'a mis du baume au cœur et m'a encore donné envie de croire en la vie. De me dire que tout est encore possible. Qu'il suffit juste de se donner la peine et d'oser se lancer. Une bonne fois pour toute.

Citations :

"Mais sur cette terre rien n’est garanti, si on réfléchi bien, tu crois pas? J’ai beaucoup pensé à tout ça. Tes enfants, ils sont pas vraiment à toi, c’est juste des gens dont tu essaies de t’occuper, en espérant que plus tard ils continueront à t’aimer et qu’ils seront toujours entiers. Ce que je veux dire, c’est que tout ce qu’on a, c’est comme un prêt, tu comprends?"

"Je n’ai jamais compris pourquoi les hommes s’imaginent qu’ils peuvent impressionner une femme en peignant le monde sous des couleurs aussi terrifiantes. Je vous le demande, est-ce que nous ne vivons pas tous les jours de notre vie dans le même monde qu’eux ?"



Ma note :


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