mercredi 24 septembre 2014

What about [...] Le plus petit baiser jamais recensé [...] Mathias Malzieu


  • Broché: 153 pages
  • Editeur : J'ai lu (2 avril 2014)
  • Collection : J'ai lu Roman


  • Résumé :

    Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de cour". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La mécanique du cour, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock'n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.



    Mon avis :

    Si je devais résumer en un mot ce serait : féérique.

    J’ai aimé l’histoire de fond mettant en scène un inventeur dépressif qui tombe fou amoureux de Sobralia. Seulement voilà cette dernière disparait dès lors qu’on l’embrasse. A cette histoire viennent se greffer des personnages tous plus travaillés les uns que les autres. Ils ont chacun un rôle bien précis. Un perroquet prénommé Elvis, qui n’est pas un oiseau ordinaire, car il a la faculté de traquer les jolies filles. Un détective prénommé Gaspard Neige, qui lui ressemble à un ours, ayant eu des aventures avec moult personnalités dans sa plus tendre jeunesse. Ou encore, Louisa, la pharmacienne, qui soigne le mal être de notre inventeur à grand coup de vitamine C.

    Ainsi donc, l’inventeur dépressif décide de tout mettre en œuvre pour retrouver la jeune fille qui a disparu dès lors qu’il l’a embrassé le premier soir. Son unique repère pour la retrouver est le bruit de sa toux asthmatique en « ré mineur » ; ainsi que le bouquet explosif de saveur de leur premier baiser. Notre protagoniste va même, jusqu’à inventer un chocolat à la saveur du baiser qu'il a eu avec Sobralia.

    J’ai aimé comment Malzieu a personnifié Sobralia. En effet, étant invisible, il a su nous la rendre bien réelle grâce au vocabulaire de la musique. Une toux en ré mineur, un rire en musique, et bien d’autres encore … Ainsi, nous arrivons à orchestrer mentalement cette si jolie, si douce, si mélodieuse jeune fille.

    J’ai aimé l’univers onirique qui se dégage du roman. On se croirait presque dans un rêve ou Mathias Malzieu, invente un vocabulaire tellement riche, qu’il nous transporte aux pays de l’idylle. Si vous lisez ce roman, il faudra vous accoutumer des « sparadramours », de l’ « amouragie », ou encore la « telepathisserie ». Ce roman riche en vocabulaire m’a transporté aux pays des songes.

    On aurait presque envie d’être aimé ainsi… Au fil des phrases, Malzieu m’a ému : « Vivre avec une fille invisible, c’est boire un sérum de surprise à longueur de journée » ; « Elle était beaucoup trop belle pour moi dans sa robe si transparente qu’on ne la voyait même plus » ; « Elle se faisait baume et ça me faisait du bien. Elle devenait plus qu’un sparadramour » ; « nous avions été des amants si instinctifs, de tels flambeur de cœur » ;

    Malgré les 150 pages du roman, je peux vous dire, qu’arrivé à la dernière page, nous ne restons pas sur notre faim. C’est la tout le talent et tout le brio de Malzieu, qui a su en SEULEMENT 150 pages ,écrire un roman bien plus complet et bien plus riches que nombres d’autres livres …




    Ma note : (pour le moment ma pépite 2014)
     


    La chronique de ma binôme Morgane c'est ici

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