mercredi 24 septembre 2014

What about [...] Journal d'Hirondelle [...] Amélie Nothomb

  • Poche: 91 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (21 mai 2008)
  • Collection : Littérature & Documents


  • Résumé :

    C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou. A. N.

    Mon avis :

    Bon... Avec la quatrième de couverture, on ne sait pas trop à quoi s'attendre...
    Ce roman est une sorte de drame psychologique. Un jeune homme quitté par sa copine perd toute notion de sentiment. Au début du roman, Amélie Nothomb, use de métaphores sur la mort pour imager la douleur qu'inflige la séparation à notre protagoniste. Il se rend compte que plus rien ne l'atteins. Il ne s'émeut plus que pour des choses qui correspondent à rien de connu... Très difficile à expliquer... Il n'apprécie plus de manger du chocolat, par exemple, il n'est plus émue par l'odeur d'un parfum féminin, il n'a plus envie d'avoir de rapport charnel avec qui que se soit... Il ne s'intéresse plus qu'à ce qui avant, était totalement insignifiant à ses yeux. Il veut solliciter, bousculer ses sens avec des choses nouvelles. Tout le banal, le quotidien, le déjà vu ne l'attire plus ... Et vu que les misères n'arrivent jamais seules, notre ami perd son job de coursier...
     
    Qu'est ce qu'une personne normalement constituée aurait envie de faire à ce moment bien précis ? (non, se jeter sous un pond ça ne marche pas!)
    Changer de vie pardi ! (et en plus ça rime)
    C'est exactement ce que va entreprendre notre ami, en décidant de devenir tueur à gage.
    En vue de sa quête vers l'innomé, l'innommable, afin de se sentir vivant, autant vous laisser imaginer l'ampleur du carnage qu'il est en train de commettre. Un carnage humain, un carnage psychologique. A partir de ce moment précis nous allons suivre la déchéance totale du personnage. Il a perdu tout repère, n'a plus rien à perdre, donc décide de propager le mal autour de lui. Mais attention, ce n'est pas tuer pour évacuer sa haine des autres qui lui excitent les sens. Non, cela serait bien trop simple... C'est tuer pour la beauté du geste. Tuer pour le pouvoir que cela lui confère. C'est bien pire car ses meurtres lui procure une jouissance psychologique ET physique.
    Les seules émotions positives qui émanent de ce jeune homme sont ressenties lorsqu'il tue quelqu'un.
    Le faite de tuer le propulse au stade de divinité qui accomplit LA destinée. Le plus flippant, pour nous lecteur, c'est de lire comment NOTHOMB arrive à nous faire ressentir comme si nous y étions l'envie, le besoin, l'addiction de ses meurtres au quotidien...
     
    Seulement voilà... Un jour... L'Hirondelle. Il va se perdre aux dédalles de ses pensées. Un jour... L'Hirondelle... Je ne peux vous en dire plus, si ce n'est ça, sans vous ôter toute joie de la découverte de la suite du roman ...

    Voilà mes amis, lisez ce livre, vous ne le regretterez pas. 

    Ma note : 3.5/5

    La chronique de ma binôme Morgane c'est ici

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