jeudi 25 septembre 2014

What About [...] Les catilinaires [...] Amélie Nothomb


  • Poche: 160 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (1997)
  • Collection : Littérature & Documents






  • Résumé :

    La solitude à deux, tel était le rêve d'Emile et de Juliette.
    Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l'un près de l'autre. Etrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d'abord est venu se présenter, puis a pris l'habitude de s'incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde...




    Mon avis :

    Par le biais du titre, Amélie Nothomb nous expose le sujet qu'elle va traiter dans ce roman. Les catilinaires sont des discours violents sur quelqu'un ou quelque chose.

    J'ai beaucoup aimé les deux protagonistes. Emile et Juliette, "43 ans de mariage légal, 60 ans de mariage réel". Ils décident de partir vivre à la campagne pour leur retraite, coupés du monde. Ils veulent s'éloigner de tout ce que les hommes ont fait de la vie : les études, le travail, les mondanités.

    Ils acquèrent donc une jolie petite maison à l'orée d'un bois. Ils ont pour unique voisin, un medecin. Pratique vont ils se dire. Oui, sauf que le fameux voisin nommé Palamède Bernardin est très étrange. Il s'impose chaque après-midi de quatre à six heures chez nos protagonistes, et.. Ne prononce pas un mot ! Cet homme est désagréable, mal poli, envahissant.

    Amélie Nothomb nous fait réellement sentir l'intrusion dans l'intimité que ressente Emile et Juliete. Cette intrusion les pousses à l'introspection. On se sent presque mal à l'aise en présence de Palamède...

    Au fil du roman, Emile se remémore ses souvenirs heureux, d'enfance, auprès de Juliette. Nothomb nous fait ressentir une vrai complicité, une vrai espièglerie entre les deux protagonistes. Ils vont tenter, tout en restant les plus courtois possibles, de se débarasser de cette "masse intrusive" quotidienne.

    Juliette est adorable. Elle nous est montrée comme une femme fragile, sensible. Amélie use d'un vocabulaire enfantin pour nous la décrire. Ceci marque un énorme écart avec le vocabulaire de la monstruosité qu'elle utilise pour décrire Palamède & la fameuse femme de Mr Bernardin.

    Bref, je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir ce roman. Je l'ai passablement apprécié. J'ai aimé le début, la fin, mais le milieu m'a semblé long... Et pour un roman d'une centaine de page, cela est dommage.




    Ma note : 2.5/5

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